Elisabeth Simard

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D'INCONSCIENCE ET DE COEUR

Paul, concentré en écoutant son balado sur le Corona virus par Brains On (dispo sur Spotify, si vos enfants comprennent l’anglais, c’est génial et très approprié)

Hier, c’était bien ordinaire. Une journée que j’ai trouvé plus difficile. Les enfants m’ont semblé turbulents, ils ont eu de plus grandes vagues d’émotions, j’avais zéro envie de faire des activités avec eux ou de les impliquer dans ce que j’avais envie de faire. Je n’avais pas envie de faire quoi que ce soit, en fait. J’ai rien fait. Tout était très lent autour de moi. Brumeux. C’était un peu comme si j’étais à côté de mon corps, toute la journée. Pas là.

Perdue dans mes pensées, le regard vague. Inconsciente du moment présent, du AS IS, de ce qui se passe là là maintenant. Mes enfants n’étaient qu’un peu plus « turbulents » que d’habitude. Mais mon interprétation à moi, liée à mon inconscience du moment, me faisait percevoir tout plus grand que la réalité. J’étais complètement déconnectée de mon souffle.

C’est correct, ça arrive.

Mon état de déconnexion a accentué leurs petits « quirks" naturels, puisqu’ils me cherchent. Pas dans le sens qu’ils me cherchent pour me faire suer ou me provoquer, mais bien qu’ils ME cherchent. Ils cherchent à connecter, à entrer en relation. À s’assurer que je suis là, entière, même si je suis en train de lire un livre ou de travailler sur mon projet du moment. Pour les enfants, c’est primordial de sentir qu’ils sont connectés à nous, même quand on n’est pas en train de jouer avec eux.

Durant le souper d’hier soir, je leur ai dit que j’étais désolée pour la journée qu’on avait passé, que je réalisais que je n’avais vraiment pas été présente d’esprit pour eux. Que demain, j’allais être plus présente pour eux (et moi). Et Paul, de me dire « Oh mais maman, tu n’as pas besoin d’en faire plus. Tu travailles tellement fort tous les jours déjà » et il m’a serré dans ses bras.

Mon amour, tu es si beau et si sensible. Merci. Merci de voir, de reconnaitre, de me réconcilier avec le fait que oui, je suis bien assez. Je ne m’en veux pas pour ces journées d’inconscience. Merci à toi de ne pas m’en vouloir, de m’aimer inconditionnellement. Non, je n’en ferai pas plus dans le sens de « faire » tel qu’on le connait dans le monde de fou dans lequel on vit. Mais je vais en faire plus en terme de présence entière. C’est ça, le plus grand « travail », pour moi et pour vous.

Toi aussi, tu es plus qu’assez. J’espère que tu ne te déconnecteras jamais de ton être, de ta pureté et de ta fougue. Merci d’ÊTRE.

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