Elisabeth Simard

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CONNAISSEZ-VOUS VOS DÉCLENCHEURS?

Vous êtes-vous déjà demandé quels étaient vos éléments déclencheurs dans votre aventure de parentalité consciente? 

Après une matinée plutôt rocambolesque ici, je prends quelques minutes pour utiliser mes outils  de parentalité consciente et empathique pour comprendre et surtout, éviter que ça ne se reproduise. Et je vous propose ce petit jeu - tout simple à première vue - qui nous aide à progresser, comprendre, guérir, vivre mieux.

Ce petit jeu, qui demande parfois un peu de pratique, nous permets de poser un diagnostic puissant et révélateur : identifier la peur qui se cache derrière nos déclenchements.

Oui, la peur.

La peur qui se cache sous toute sorte de forme.

Et quand on prend conscience d’une peur, qu’est-ce que ça fait? On devient attentif, on remarque, on comprend, on passe à travers. La peur s’estompe…et les déclencheurs aussi finissent par s’estomper. Certains, immédiatement, certains après un certains temps, selon la profondeur de leur ancrage en nous.

Ça vous tente? Pas besoin de donner vos réponses ici, mais si vous avez envie de partager, ça fait du bien à tout le monde.

Prenez votre journal ou un bout de papier et inscrivez sur celui-ci les questions suivantes et vos réponses :

1) La dernière fois que je me suis sentie déclenchée avec mes enfants c’était parce que… 

2) J’ai été déclenchée parce que (mettre ici la première réponse), parce que… (allez, on plonge encore plus profondément!)

Et continuez cet exercice (qui est inspiré des enseignements de Dr. Tsabary) en allant toujours plus profondément en vous, jusqu’à ce que votre réponse ne concerne pas les éléments extérieurs à vous, mais bien vous, votre être intérieur. Pour défaire les ronces liées à ce déclencheur.

Voici, en toute vulnérabilité, mon exemple de ce matin.

J’ai été déclenchée parce que les enfants (2 sur 3) faisaient énormément de niaiseries depuis leur levé du corps. Ils n’entendaient plus ma voix, ma présence qui voulait les guider vers les étapes du matin. J’ai été déclenchée parce que les enfants faisaient des niaiseries et ne m’entendaient plus, parce que je ne me sentais pas écoutée. Je ne me sentais pas importante. Je ne me sentais pas entendue, ni vue. J’avais peur de ne plus être ce guide pour eux, de ne pas être à la hauteur. J’avais peur que cela devienne une habitude pour le futur, que tous nos matins se passent comme ça désormais. 

Au lieu de revenir à moi et de simplement changer ma façon de les aborder, de tout droper, de respirer et d’utiliser mes outils de #parentalitéempathique (qui heureusement transforment 99 % des situations « difficiles » en moments de connexion et de collaboration), ce matin j’ai glissé dans mes peurs, mes peurs de non-existence et d’abandon (allô, peurs liées à l’enfance!).

Ça a fini en matin cliché : tout le monde en retard, en pleurs, déconnectés. Heureusement, malgré le retard, nous avons tous pris notre temps pour nous coller et nous dire au revoir lentement à l’école. Rendu là, quelques minutes de retard de plus ne change plus rien.

La connexion, la réparation et l’amour ont repris le dessus et l’importance sur tout le reste. 

Voilà. Je vous invite sincèrement à jouer et explorer. Et si vous avez envie d’aller plus loin pour vous outiller en Parentalité Empathique et transformer la grande majorité des situations difficiles avec votre enfant, je vous invite en toute humilité à joindre mon programme du même nom. Ça fait un grand bien à l’âme.